Piloter un hydravion en toute sécurité

Les hydravions évoluent souvent dans des régions éloignées, sur des lacs et en pleine campagne. Suivez ces quelques conseils pour rester sur la bonne trajectoire et être à l’heure durant chaque phase du vol.

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Les préparatifs du vol

Préparez-vous :

Préparez l’aéronef :

  • Vérifiez que le carburant est filtré et que vous disposez d’une quantité suffisante;
  • Gonflez les flotteurs et assurez-vous qu’il n’y a aucune fuite, sinon il faudra la réparer;
  • Apportez :
    • des gilets de sauvetage;
    • une pompe à main d’avitaillement, des filtres et des fusibles, un aviron et une pompe pour flotteurs;
    • de l’équipement de survie;
    • deux cordes de 50 pi de long et de ½ po de diamètre pour les ailes et un cordage de sauvetage de 30 pi de long;
  • aites un trait de peinture rouge sur les flotteurs pour indiquer la trajectoire de rotation de l’hélice, et apposez une plaque étiquette de danger à l’intérieur des portes de l’hydravion.

Préparez votre plan de vol :

  • Déposez votre plan de vol au contrôle de la circulation aérienne ou à la station d’information de vol et transmettez le à une personne responsable;
  • Examinez attentivement les cartes de région terminale VFR (VTA) et de règles de vol à vue (VFR) pour repérer l’emplacement des lignes électriques;
  • Étudiez les prévisions météorologiques et envisagez des changements de conditions du temps en route, à destination et durant le vol de retour;
  • Comme les vols en hydravion se font de jour et selon les règles VFR, planifiez votre vol en conséquence;
  • Évitez un vol à la limite des conditions météorologiques et de lumière;
  • Prévoyez un plan B.

Préparez-vous pour le vol :

  • Lors du pré-vol, passez en revue toute la liste de vérifications;
  • Assurez-vous que la charge que vous transportez est bien fixée et qu’elle respecte les limites prévues;
  • Ne transportez que les charges externes autorisées et faites attention à la turbulence de sillage pour éviter de mettre en drapeau votre empennage.

Au départ

Avant de partir :

  • Présentez les mesures de sécurité aux passagers;
    • Indiquez l’emplacement et le mode d’utilisation des gilets de sauvetage, des ceintures de sécurité et des poussoirs de déverrouillage porte.
  • Vérifiez les vents et les courants;
  • Avant de quitter le quai, planifiez le démarrage du moteur, le largage des amarres et le décollage;
  • Assurez-vous de bien connaître la distance nécessaire à votre décollage;
  • Faites attention aux autres aéronefs, bateaux, troncs d’arbre ou autres débris flottants;
  • En circulant sur l’eau, ne submergez pas la partie extérieure du flotteur lors du virage dans le vent : il est moins dangereux de laisser l’aéronef suivre un mouvement de girouette;
  • Au décollage, ne traversez pas l’entrée d’une petite baie ou d’une anse, car des bateaux pourraient arriver de façon soudaine.

En route

Suivez ces quelques conseils pour ne pas vous éloigner de votre trajectoire :

  • Il est impératif de savoir lire les cartes : suivez votre itinéraire et soyez à l’heure;
  • Restez à l’affût des conditions météorologiques;
  • Soyez attentif aux autres aéronefs et repérez des plans d’eau convenant à un amerrissage forcé;
  • Prévoyez toujours un plan B.

À l’arrivée

Quand vous serez prêt à atterrir, faites au moins trois fois le tour de votre aire d’amerrissage pour :

  • Évaluer la force et la direction des vents;
  • Vérifier qu’il n’y a aucun obstacle le long de votre aire d’amerrissage : troncs d’arbre ou autres objets flottants et bateaux;
  • Vérifier aussi qu’il n’y a pas d'arbres, de bâtiments ou de fils électriques (généralement tendus entre les îles et le rivage) qui obstruent l’axe d’approche;
  • Vérifier qu’aucun obstacle ne se trouve dans l’aire de décollage;
  • Et n’oubliez pas que la distance d’amerrissage ne garantit pas nécessairement une distance de décollage suffisante;
  • Assurez-vous de bien connaître les procédures d’amerrissage sur un plan d’eau miroitant.

Sur l’eau :

  • Observez les vents et les courants, ainsi que les autres aéronefs aux abords du quai;
  • Présentez aux passagers les procédures de débarquement en insistant sur les dangers que représentent les hélices;
  • Méfiez-vous des personnes qui veulent vous « aider » à bord ou sur le quai.

Après avoir terminé votre vol, n’oubliez pas de fermer votre plan de vol.

Les 10 principaux incidents qui peuvent survenir au décollage et à l’atterrissage

Voici les 10 principaux incidents qui concernent directement le pilote et qui se produisent le plus souvent lors du décollage et de l’atterrissage :

  1. Panne ou mauvais fonctionnement du moteur, généralement en raison d’une mauvaise gestion du carburant;
  2. Perte de contrôle en vol (enfoncement ou décrochage) en raison d’un mauvais choix de l’aire de décollage ou d’amerrissage, d’un mauvais chargement ou d’une surcharge;
  3. Accrochage de l’eau avec le bout d’une aile, un flotteur ou un fuseau par conditions défavorables (vent ou eau agitée);
  4. Capotage : souvent à la suite d’un amerrissage sur un plan d’eau miroitant ou d’un palier d’atterrissage trop plat;
  5. Perte de contrôle au sol ou sur l’eau en raison de conditions défavorables (eau agitée et vent de travers);
  6. Amerrissage dur en raison d’un arrondi mal exécuté, d’un vent de travers ou d’un plan d’eau miroitant;
  7. Collision avec des troncs d’arbre flottants ou d’autres obstacles pendant le décollage ou l’amerrissage;
  8. Dépassement du plan d’eau à l’amerrissage en raison d’une vitesse trop élevée ou d’une aire d’amerrissage trop courte;
  9. Amerrissage avec le train sorti (aéronefs amphibies);
  10. Blessures causées par les hélices généralement en raison d’un manque de surveillance des passagers ou d’un mauvais exposé aux passagers.

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