Rapport aux Canadiens : investir dans nos côtes grâce au Plan de protection des océans

En 2016, le gouvernement du Canada a lancé une initiative pancanadienne globale de 1,5 milliard de dollars : le Plan de protection des océans. Nous vous invitons à prendre connaissance de ce qui a été fait et de ce qui continue d’être fait dans le cadre du plan pour assurer la sécurité et la propreté de nos eaux et de nos côtes au profit des générations actuelles et futures.

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À propos du Plan de protection des océans

Le Canada possède le plus long littoral du monde. Nos côtes accueillent les pêcheurs canadiens, attirent les touristes, assurent la subsistance des collectivités côtières et appuient la culture et le mode de vie des collectivités autochtones en plus de jouer un rôle clé dans la croissance de l’économie canadienne. Elles permettent l’exportation de nos biens à l’étranger et l’importation de biens en provenance de l’étranger. Pour toutes ces raisons et bien d’autres, les Canadiens doivent avoir la certitude que le transport maritime commercial se déroule de façon sécuritaire, tout en protégeant les droits des peuples autochtones et en préservant la santé économique, environnementale, sociale et culturelle de nos océans et de nos côtes.

Le gouvernement du Canada dispose d’un système robuste de protection de l’environnement et est déterminé à protéger nos côtes et nos voies navigables. Pour continuer à améliorer notre système de sécurité maritime, le gouvernement fédéral a lancé, en 2016, le Plan de protection des océans, qui se chiffre à 1,5 milliard de dollars. Il s’agit de l’investissement le plus important réalisé à ce jour par le gouvernement du Canada pour assurer la protection de nos côtes et de nos voies navigables. Ce financement permettra de veiller à ce que nos océans soient plus propres, plus riches et plus sécuritaires aujourd’hui et pour les générations futures.

Un système de sécurité maritime parmi les meilleurs au monde

Le système de sécurité maritime du Canada a été conçu pour veiller à ce que nous soyons prêts à réagir efficacement à tout déversement d’hydrocarbures survenant le long du littoral du Canada, dans les Grands Lacs, dans la Voie maritime du Saint-Laurent et dans certaines eaux intérieures. Grâce au Plan de protection des océans, nous sommes en mesure d’améliorer notre système de sécurité maritime, déjà parmi les meilleurs au monde, pour mieux prévenir les déversements d’hydrocarbures et y réagir en s’appuyant sur des données scientifiques, des outils technologiques et le savoir autochtone.

Des améliorations en matière de sécurité maritime axées sur la prévention

Afin d’améliorer notre système de sécurité maritime et d’éviter les incidents en mer, nous avons :

  • mis en œuvre un protocole provisoire quant au mouillage visant à répartir plus uniformément les navires au mouillage le long de la côte sud de la Colombie-Britannique, et nous avons introduit des mesures volontaires pour réduire le bruit et la pollution lumineuse des navires;
  • reçu et pris note des commentaires à propos du mouillage venant des collectivités côtières en vue de l’élaboration du cadre national en matière de mouillage;
  • fourni des services hydrographiques et cartographiques améliorés et modernes dans les régions clés des voies navigables et des ports commerciaux très achalandés pour améliorer la sécurité de la navigation;
  • établi des partenariats avec dix collectivités côtières pour entreprendre un projet pilote d’un an afin de mettre à l’essai dans neuf sites un nouveau système d’information sur les activités maritimes convivial qui permettra d’améliorer l’accès aux données maritimes locales – y compris les mouvements des navires – et de renforcer la sécurité maritime pour les peuples autochtones, les collectivités côtières et d’autres intervenants;
  • effectué un examen de la Loi sur le pilotage, qui régit les activités de pilotage au Canada, afin de soutenir la prestation de services de pilotage maritime sécuritaires et efficaces à l’avenir;
  • remis au ministre le rapport final de l’examen indépendant de la Loi sur le pilotage, rapport qui comprend 38 recommandations;
  • proposé des modifications législatives à la Loi sur le pilotage, qui moderniseront la Loi et renforceront l’intégrité du cadre de pilotage du Canada;
  • modifié la Loi de 2001 sur la marine marchande du Canada et la Loi sur la responsabilité en matière maritime pour renforcer la protection du milieu marin et intensifier les interventions en milieu marin, y compris :
    • en améliorant les mesures de sécurité pour protéger les écosystèmes marins, y compris les mammifères marins, contre les répercussions de la circulation maritime;
    • en renforçant le pouvoir de la Garde côtière canadienne afin qu’elle puisse intervenir de façon proactive, rapide et efficace en cas d’incident de pollution provenant de navires;
    • en modernisant la Caisse d’indemnisation des dommages dus à la pollution par les hydrocarbures causée par les navires du Canada, ce qui comprend une indemnisation illimitée pour les intervenants et les victimes de déversements d’hydrocarbures;
  • amélioré les services météorologiques pour les navigateurs, y compris l’installation de bouées munies d’instruments météorologiques dans les zones à risque élevé comme les ports et les voies navigables achalandées;
  • annoncé des détails concernant huit autres stations radar au Canada atlantique et au large de la côte de la Colombie-Britannique afin d’améliorer la couverture côtière et de mieux suivre la circulation maritime.
Un navire est guidé dans le port de Vancouver par l’administration de pilotage.

Nous avons aussi :

  • présenté la Loi sur le moratoire relatif aux pétroliers, qui interdit aux pétroliers qui transportent des quantités importantes de pétrole brut ou d’hydrocarbures persistants de s’arrêter, de charger ou de décharger leurs cargaisons dans le Nord de la Colombie-Britannique.
  • adopté le nouveau Règlement sur la sécurité de la navigation et la prévention de la pollution dans l’Arctique afin de gérer les risques particuliers liés à la navigation dans les eaux arctiques et mis en œuvre au Canada le Recueil international de règles applicables aux navires exploités dans les eaux polaires (Recueil sur la navigation polaire) de l’Organisation maritime internationale (OMI);
  • établi une mission canadienne permanente auprès de l’OMI afin de renforcer la capacité du Canada de suivre, d’influencer et d’orienter les questions de sécurité et de sûreté maritimes ainsi que d’environnement marin à l’échelle internationale;
  • prolongé la période opérationnelle de la Garde côtière canadienne dans l’Arctique afin de soutenir les marins plus tôt et plus tard durant la période de navigation;
  • étendu les programmes de recherche et de sauvetage de la Garde côtière canadienne afin de mieux soutenir les collectivités côtières des régions nordiques;
  • considérablement augmenté la surveillance aérienne de nos eaux arctiques dans le cadre du Programme national de surveillance aérienne afin de mieux détecter et prévenir les incidents de pollution marine;
  • obtenu un terrain à Iqaluit en vue de la construction d’un hangar d’aviation afin de mieux soutenir nos activités dans l’Arctique dans le cadre du Programme national de surveillance aérienne;
  • terminé le premier appel de propositions ciblant les gouvernements du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest pour améliorer le transport maritime et le ravitaillement des collectivités, et alloué une aide de 19,5 millions de dollars au gouvernement des Territoires du Nord-Ouest pour la construction de quatre barges à coque double qui serviront à ravitailler les collectivités de l’Arctique.

Des améliorations en matière de sécurité maritime axées sur l’intervention

La capacité du gouvernement du Canada d’assurer en tout temps le commandement et le contrôle des activités en cas d’incidents maritimes et de garantir une intervention efficace en cas d’urgence est essentielle au maintien d’un système de sécurité maritime parmi les meilleurs au monde. Dans le cadre du Plan de protection des océans, nous renforçons nos systèmes afin de diriger les interventions en cas d’urgence maritime et d’assurer la coordination nécessaire pour mieux protéger nos milieux côtiers et les Canadiens en mer.

Afin d’améliorer notre capacité d’intervention en cas d’incident maritime, nous avons :

  • en partenariat avec la nation Haïda sur la côte ouest de la Colombie-Britannique, révisé le plan régional sur les lieux de refuge dans les environs de Haïda Gwaii, pour assurer que les navires qui ont besoin d’aide ont un lieu désigné pour :
    • stabiliser leur état;
    • réduire les risques pour la navigation, la vie humaine et l’environnement;
  • amélioré notre capacité d’intervention en cas d’incident maritime en embauchant du personnel pour assurer une permanence jour et nuit, et créé un système de commandement en cas d’incident;
  • modernisé les infrastructures de 100 des sites éloignés de services de communication et de navigation maritime du pays afin d’assurer une meilleure couverture et des communications plus claires avec les marins dans les régions éloignées;
  • ouvert de nouvelles stations de recherche et de sauvetage à Victoria (Colombie-Britannique) et à St. Anthony (Terre-Neuve-et-Labrador);
  • annoncé la création de nouvelles stations de recherche et de sauvetage à Twillingate et Old Perlican (Terre-Neuve-et-Labrador), ainsi qu’à Tahsis (Colombie-Britannique), en plus d’autres stations prévues dans les secteurs de Hartley Bay et de Port Renfrew (Colombie-Britannique);
  • rouvert le Centre secondaire de sauvetage maritime de St. John’s de la Garde côtière afin de mieux coordonner les interventions en mer en cas d’incidents maritimes dans le secteur, et d’augmenter les capacités en matière de recherche et de sauvetage;
  • ouvert une nouvelle station saisonnière d’embarcations de sauvetage côtier à Rankin Inlet, au Nunavut, afin d’augmenter les capacités locales en matière de recherche et de sauvetage et de réduire les délais d’intervention en cas d’incident dans les eaux du secteur. Il s’agit de la première station dont le fonctionnement sera assuré par des étudiants autochtones embauchés par la Garde côtière canadienne.
Vue aérienne des littoraux intacts de Haida Gwaii.

Nous avons aussi :

  • collaboré avec des membres des collectivités autochtones de la côte ouest pour dispenser de la formation en recherche et sauvetage maritime et en intervention environnementale afin de tirer parti du rôle important que ces personnes jouent déjà en matière de sécurité maritime dans les eaux locales;
  • lancé une initiative de recrutement d’étudiants ciblant les établissements d’enseignement secondaire et postsecondaire afin de répondre aux besoins en matière de personnel formé et qualifié du programme d’intervention environnementale;
  • loué deux navires remorqueurs de haute mer pour la côte de la Colombie-Britannique
  • acquis des trousses de remorquage d’urgence pour les grands navires de la Garde côtière canadienne afin d’augmenter notre capacité de remorquer de grands navires ne pouvant plus naviguer;
  • créé quatre équipes principales d’intervention environnementale, dont une à Port Hardy, en Colombie-Britannique, pour renforcer la capacité de la Garde côtière canadienne sur les lieux des incidents de pollution marine;
  • investi dans de l’équipement moderne d’intervention environnementale pour la Garde côtière partout au Canada, et avons reçu les premiers ensembles pour la côte ouest;
  • participé à la toute première action mondiale visant à mettre fin à la criminalité liée à la pollution marine, un code d’exercice dirigé par INTERPOL appelé Opération 30 Days at Sea
    • Dans le cadre de cette initiative, la collaboration de 276 organismes d’application de la loi et de protection environnementale répartis dans 58 pays a permis de repérer plus de 500 infractions partout dans le monde

La préservation et la restauration des écosystèmes marins

Dans le cadre du Plan de protection des océans, nous assurons la préservation et la restauration des écosystèmes marins vulnérables aux activités maritimes. Nous élaborons également des mesures et investissons dans des activités permettant de protéger les mammifères marins. Nous atténuons les répercussions de la navigation maritime quotidienne sur les mammifères marins en utilisant des principes scientifiques éprouvés ainsi que les connaissances des collectivités autochtones et des résidents côtiers à propos des eaux locales. Nous embauchons des agents des pêches supplémentaires pour soutenir les premiers intervenants et assurer l’application de la réglementation durant les incidents touchant les mammifères marins. Nous augmentons aussi notre surveillance des zones marines protégées.

Dans le but de préserver et de restaurer nos écosystèmes marins, nous avons :

  • financé plus de 40 projets visant la restauration d’habitats aquatiques côtiers au moyen du Fonds pour la restauration côtière. Ces projets réduisent les facteurs de stress affectant la faune marine et son habitat et permettent d’assurer la santé à long terme des habitats aquatiques côtiers;
    • Par exemple, à ce jour, un total de 20 millions de dollars a été annoncé pour soutenir 14 projets en Colombie-Britannique afin de restaurer l’habitat du saumon quinnat, proie préférée de l’épaulard résident du Sud, une espèce en voie de disparition.
  • recueilli des renseignements de base sur les oiseaux marins, y compris :
    • 7 000 km d’imagerie aérienne côtière
    • plus de 1 200 km de levés en eaux libres
    • une évaluation de l’exposition actuelle au bitume dilué et aux contaminants
    • des études visant à comprendre l’utilisation de l’habitat marin et la sensibilité des colonies d’oiseaux de mer sur la côte nord de la Colombie-Britannique;
  • annoncé le financement de 139 projets dans le cadre du Programme de bateaux abandonnés, qui comprend :
    • 87 évaluations de l’enlèvement des bateaux et 44 projets d’enlèvement et d’élimination
    • cinq projets d’éducation et de sensibilisation
    • trois projets de recherche
  • annoncé un financement dans le cadre du Programme d’élimination des épaves et des navires abandonnés de Ports pour petits bateaux afin d’évaluer et d’éliminer les navires abandonnés des ports pour petits bateaux du Canada, notamment :
    • 23 projets d’enlèvement et d’élimination de navires
    • 11 projets pour obtenir la possession légale d’un navire
  • financé de nouvelles recherches scientifiques pour développer et tester des technologies capables de détecter la présence de mammifères marins, y compris des baleines. Par exemple :
    • accordé du financement au projet WHaLE, qui a pour but de développer un système d’alerte en temps réel de la présence de baleines pour les marins, et qui orientera les mesures veillant à réduire le nombre de collisions entre baleines et navires dans les eaux canadiennes;
  • déposé la Loi sur les épaves et les bâtiments abandonnés ou dangereux, qui a reçu la sanction royale en février 2019. La Loi protège nos côtes et nos rivages de la manière suivante :
    • en réglementant les navires et les épaves abandonnés ou dangereux dans les eaux canadiennes;
    • en reconnaissant la responsabilité des propriétaires de navires;
  • commencé à travailler sur une méthodologie d’évaluation des risques pour des centaines de navires sur les côtes du Canada, ce qui aidera la Garde côtière canadienne à évaluer le niveau de risque que posent ces navires pour l’environnement, l’économie et la sécurité publique, et aidera à déterminer un plan d’assainissement.

Nous avons aussi :

  • affecté depuis avril 2018 nos agents des pêcheries à des interventions lors d’incidents avec des mammifères marins pendant plus de 11 000 heures et à des interventions dans des zones marines protégées pendant plus de 5 500 heures;
  • consacré depuis avril 2018 plus de 850 heures aux mammifères marins et aux zones marines protégées en vertu du programme de surveillance aérienne et d’application de la loi de Pêches et Océans Canada;
  • augmenté la surveillance des mammifères marins en vertu du Programme national de surveillance aérienne;
  • financé plusieurs projets de recherche avec des partenaires afin de mieux comprendre les effets des bruits sous-marins sur les espèces de baleines en voie de disparition, principalement la baleine noire de l’Atlantique Nord, l’épaulard résident du Sud et le béluga de l’estuaire du Saint-Laurent.
  • aménagé six sites pilotes à l’échelle nationale pour nous aider à mieux comprendre et à documenter les effets cumulatifs du transport maritime, tout en collaborant avec les peuples autochtones, les intervenants locaux et les collectivités côtières.

En s’appuyant sur le Plan de protection des océans, le gouvernement a annoncé des fonds supplémentaires pour la protection des populations de baleines en voie de disparition au Canada. L’Initiative de protection des baleines, qui se chiffre à 167,4 millions de dollars, vise à protéger et à soutenir le rétablissement des épaulards résidents du Sud, des baleines noires de l’Atlantique Nord et du béluga de l’estuaire du Saint-Laurent. Nous avons recours à des mesures exhaustives adaptées à la combinaison unique de menaces auxquelles font face ces espèces. Dans le cadre de l’Initiative de protection des baleines, nous avons :

  • fermé la pêche récréative des poissons à nageoires et la pêche commerciale du saumon dans les principales aires d’alimentation des épaulards résidents du Sud;
  • mis à jour le Règlement sur les mammifères marins en y ajoutant de nouvelles mesures visant à protéger les mammifères marins, notamment en prévoyant :
    • une distance d’approche minimale de 100 mètres pour la plupart des baleines, dauphins et marsouins;
    • une distance minimale de 200 mètres pour les épaulards en Colombie-Britannique et dans l’océan Pacifique;
  • intensifié la recherche scientifique et la surveillance des contaminants (y compris l’air, l’eau douce et le lixiviat de décharge) afin d’améliorer notre compréhension de leurs sources et des répercussions possibles sur les baleines et leurs proies;
  • en misant sur les réussites des mesures de ralentissement de la circulation de 2017 et en collaboration avec des partenaires de l’industrie, nous avons mis en œuvre des mesures volontaires de ralentissement des navires dans le détroit de Haro entre le 12 juillet 2018 et le 31 octobre 2018, afin d’évaluer et de réduire davantage le bruit sous-marin causé par la circulation maritime touchant les épaulards résidents du Sud;
  • travaillé avec des partenaires de l’industrie entre le 20 août 2018 et le 31 octobre 2018 pour déplacer des navires plus au sud dans les voies navigables du détroit de Juan de Fuca afin de mesurer la réduction potentielle du bruit dans les principales aires d’alimentation des épaulards résidents du Sud;
  • mené une action internationale de pointe coordonnée sur le bruit des navires, y compris l’organisation d’ateliers techniques nationaux et internationaux, pour promouvoir l’adoption de normes et de technologies de conception de navires silencieux
  • annoncé 61,5 millions de dollars en mesures supplémentaires pour protéger les épaulards résidents du Sud, notamment :
    • réduire le bruit sous-marin
    • augmenter la capacité des systèmes de surveillance
    • déterminer et protéger les nouvelles zones d’habitat nécessaires à la survie et au rétablissement des épaulards résidents du Sud;
  • promis d’améliorer les contrôles réglementaires pour deux ignifugeants et trois oléofuges et hydrofuges et deux autres ignifugeants, si les évaluations scientifiques finales des risques confirment leur toxicité;
  • continué de protéger la baleine noire de l’Atlantique Nord en introduisant des restrictions de vitesse et des mesures de gestion des pêches, y compris des fermetures de pêches, en 2017, 2018 et 2019 dans le Canada atlantique et au Québec, et en particulier dans le golfe du Saint-Laurent;
  • renforcé les capacités dans le cadre du Programme d’intervention auprès des mammifères marins, y compris au sein des collectivités autochtones;
  • augmenté le nombre d’agents des pêches sur l’eau pour vérifier la conformité aux mesures de gestion des pêches, au Règlement sur les mammifères marins, et pour faire appliquer les dispositions du règlement sur les perturbations et le harcèlement et de la Loi sur les espèces en péril;

Coin supérieur gauche : Une entreprise locale enlève un bateau abandonné de la côte de la Colombie-Britannique.

Coin inférieur gauche : Des otaries se prélassent sur les rochers de Haida Gwaii.

À droite : La Mi’kmaq Alsumk Mowimsikik Koqoey Association restaure cet habitat aquatique côtier pour le saumon de l’Atlantique et les mollusques et crustacés à Conne River (Terre-Neuve-et-Labrador)

Des partenariats avec les peuples autochtones

En vertu du Plan de protection des océans, nous échangeons activement avec les peuples autochtones de partout au pays afin de développer de nouveaux partenariats, de favoriser leur participation au système de sécurité maritime et de collaborer avec eux dans le cadre de diverses initiatives maritimes. Nous collaborons également avec les collectivités autochtones et les collectivités côtières dans le but d’améliorer la sécurité maritime en fournissant de nouvelles embarcations et des équipements neufs, et en dispensant des formations qui aident les membres de ces collectivités à jouer un rôle encore plus important en matière de sécurité maritime. En date du 31 mars 2019, plus de 500 séances de mobilisation ont eu lieu, dont plus de 350 avec des organisations autochtones.

À ce jour, nous avons :

  • établi des projets pilotes dans des collectivités autochtones et côtières afin de mettre à l’essai un système Web permettant d’améliorer l’accès aux données maritimes locales, notamment sur les mouvements des navires;
  • établi une structure collaborative de gouvernance des océans en partenariat avec quatorze Premières Nations des côtes centrale et nord du Pacifique en Colombie-Britannique, structure portant sur la planification, le transport et la sécurité maritimes et la protection des océans dans un vaste territoire géographique;
  • dispensé une formation en intervention d’urgence et gestion des voies navigables aux collectivités autochtones de la Colombie-Britannique afin d’améliorer leurs connaissances et leurs compétences, et de les soutenir dans le rôle important qu’elles jouent en matière de sécurité maritime;
  • créé le Programme de formation dans le domaine maritime pour aider les groupes sous-représentés, comme les femmes, les résidents du Nord, les Inuits et les Autochtones, à accéder à la formation maritime. Le programme est actuellement offert par :
    • le Nunavut Fisheries and Marine Training Consortium
    • l’Institut de technologie de la Colombie-Britannique, en partenariat avec le Camosun College
    • le Collège communautaire de la Nouvelle-Écosse
  • attribué du financement à quatre collectivités autochtones des régions nordiques afin d’acheter des embarcations et de l’équipement de recherche et de sauvetage, ce qui permettra d’accroître leur capacité de contribuer au système de sécurité à titre de membres de la Garde côtière auxiliaire canadienne et d’améliorer leur rôle en matière de sécurité maritime dans leurs collectivités.
Les étudiants qui reçoivent une formation dans le domaine maritime au Nunavut Fisheries and Marine Training Consortium aux campus d’Iqaluit et de Hay River.

Une base de connaissances plus solide

Afin de contrer les risques liés à la circulation des pétroliers, le gouvernement du Canada améliore sa connaissance de la réaction des divers types d’hydrocarbures et de produits pétroliers une fois déversés dans un environnement marin. Nous approfondissons nos connaissances ainsi que les conseils scientifiques donnés aux intervenants en cas de déversements d’hydrocarbures afin de mieux orienter les interventions et le processus décisionnel qui y est lié. Les investissements faits dans la modélisation des courants océaniques, l’analyse de l’évolution des déversements d’hydrocarbures, l’analyse des effets biologiques et les techniques de confinement et de nettoyage feront en sorte que le Canada pourra fournir les meilleurs conseils et outils scientifiques possible afin de prévenir les déversements d’hydrocarbures et d’y réagir. Nous finançons également des projets en partenariat qui visent à colliger des données sur l’écologie le long de nos côtes ainsi que des projets de recherche sur les répercussions des bruits sous-marins et de la rareté des proies sur les mammifères marins.

À ce jour, nous avons :

  • financé la création de l’Initiative de recherche multipartenaire afin de rassembler les scientifiques dans le but d’améliorer notre connaissance collective des nouvelles techniques d’intervention en cas de déversement;
  • le Programme sur les données environnementales côtières de référence, une initiative de collaboration à laquelle participent des scientifiques du gouvernement du Canada, des communautés autochtones et côtières et d’autres partenaires locaux afin de recueillir des données scientifiques de base de grande portée qui aideront à détecter les changements dans six écosystèmes marins du Canada au fil du temps;
  • investi dans Ocean Networks Canada, qui exploite plusieurs observatoires océaniques basés à l’Université de Victoria et qui fourniront des données plus robustes, de grande qualité, en temps réel ou en temps quasi réel sur notre environnement marin afin d’appuyer le travail des scientifiques partout au Canada;
  • financé la modélisation océanique des vents, vagues et courants pour que les premiers intervenants puissent assurer le suivi des déversements et prédire avec précision l’évolution de ceux-ci;
  • soutenu la recherche sur les déversements d’hydrocarbures afin de mieux comprendre la réaction des hydrocarbures et leur dégradation dans diverses conditions maritimes;
  • financé l’utilisation accrue des technologies d’hydrophones et d’océanographie numériques de renommée mondiale afin de mieux comprendre l’environnement acoustique sous-marin et d’orienter les stratégies d’atténuation pour protéger les mammifères marins;
  • financé plusieurs projets de recherche sur les répercussions des bruits sous-marins et de la rareté des proies sur les mammifères marins, notamment :
    • examiner la façon dont les changements du réseau alimentaire influencent l’abondance et la qualité du saumon quinnat dans des habitats essentiels de l’épaulard résident du Sud;
    • entreprendre une évaluation approfondie de la santé et de l’état des populations d’épaulards résidents du Nord et du Sud afin de mieux comprendre l’incidence des facteurs de stress environnementaux, en particulier le bruit et la rareté des proies;
    • continuer d’exploiter un poste d’écoute sous-marin pour mesurer les niveaux de bruit provenant de navires commerciaux et la présence d’épaulards résidents du Sud dans la mer des Salish.

À gauche : Le personnel de la Garde côtière canadienne s’exerce à déployer le nouvel équipement d’intervention environnementale

Coin supérieur droit : Un scientifique du ministère des Pêches et des Océans écoute un enregistreur numérique sous-marin

Coin inférieur droit : Un scientifique du ministère des Pêches et des Océans analyse l’horizon pour trouver des mammifères
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