Définition de ballast


Définition de ballast

Le terme ballast désigne tout solide ou liquide transporté à bord de bâtiment pour en accroître le tirant d'eau, en modifier l'assiette, en assurer la stabilité ou maintenir à un niveau acceptable les tensions imposées par la charge. Avant les années 1880, les navires utilisaient des matières solides (p. ex., pierres, sable), qui devaient être pelletées dans les cales et enlevées de la même façon au moment du chargement des marchandises. Le ballast devait être bien arrimé pour éviter tout ripage en conditions de grosse mer et, de là, toute déstabilisation du navire.

Avec l'introduction des navires à coque d'acier et de la technologie du pompage, l'eau s'est imposée comme le matériel de ballastage de prédilection. L'utilisation de  pompes permet de remplir et de vider facilement les ballasts et exige très peu de main-d'œuvre. Tant que les ballasts demeurent bien remplis, la stabilité du navire est assurée.

1. au port d'origine, déchargement de la cargaison, remplissage des ballasts d'esu (ballastage).
2. voyage, sans cargaison, ballasts remplis d'eau.
3. au port de destination, chargement de la cargaison, vidange de l'eau de ballast (déballastage).
Diagramme : courtoisie de GloBallast


Rôle du ballast dans les navires

Les navires sont conçus et construits pour se déplacer dans l'eau avec une charge de marchandises (pétrole, céréales, conteneurs, machinerie ou passagers). Lorsqu'un navire voyage à vide ou décharge une partie de sa cargaison dans un port, il doit pomper de l'eau dans ses ballasts pour assurer sa sécurité avant de se diriger vers sa destination suivante. Le navire doit être suffisamment enfoncé dans l'eau pour que l'hélice et le gouvernail fonctionnent correctement et que la proue n'émerge pas de l'eau, en particulier dans des conditions de grosse mer.

L'eau présente un bon rapport du poids au volume et est transportée dans des réservoirs spéciaux utilisés uniquement pour le ballastage ou dans des citernes à marchandise vides. Lorsqu'un navire quitte un port, il pompe dans ses ballasts de l'eau potentiellement chargée de sédiments sous l'effet du brassage. Il rejette cette eau lorsqu'il accepte une nouvelle charge de marchandises au port suivant. L'installation de grilles sur les caissons de prise d'eau agit à la façon d'un filtre et prévient l'entrée de gros corps étrangers.

L'ampleur des volumes d'eau qui doivent être pompés dans les ballasts dépend principalement de la sécurité du navire, des conditions météorologiques, de la charge du navire et de l'itinéraire suivi par ce dernier. Les navires doivent accroître leur charge d'eau de ballast pour s'enfoncer davantage dans l'eau durant les périodes de tempête ou lorsqu'ils doivent passer sous un pont. De l'eau de ballast est également pompée durant les longs voyages pour compenser l'allègement résultant de la combustion du mazout ou durant les opérations de chargement et de déchargement.

Les navires transocéaniques incluent les transporteurs de marchandises diverses, les vraquiers, les pétroliers, les transporteurs de produits chimiques, les porte-conteneurs, les minéraliers, les paquebots, les rouliers, les traversiers et les combinaisons remorqueurs/chalands. Les ballasts, dont le nombre et la capacité varient selon le type et le modèle de navire, sont positionnés de manière à réduire le plus possible les contraintes exercées sur la coque. Les ballasts de double-fond qui s'étendent sur toute la longueur du navire et qui sont intégrés à la poutre-coque servent à assurent la stabilité du navire. La plupart des navires sont équipés de capacités de ballastage diverses, mais en général, cette capacité équivaut à 25 à 30 pour cent du tonnage de port en lourd.


Problèmes associés à l'eau de ballast

L'eau de ballast pompée par les navires peut contenir des milliers d'espèces aquatiques, allant de bactéries et d'autres organismes microbiens aux microalgues et aux espèces végétales et animales à divers stades de développement. Les navires qui circulent dans les eaux canadiennes transportent des milliers de tonnes d'eau de ballast annuellement. Le risque d'introduction d'espèces exotiques résultant du rejet d'eau de ballast est donc élevé au Canada.

Une espèce (p. ex., plante, poisson, mammifère ou microorganisme) est qualifiée d'exotique ou de non indigène si elle n'est pas présente naturellement dans un écosystème donné. Elle est considérée envahissante si son introduction a ou risque d'avoir des répercussions néfastes pour l'environnement, l'économie ou la santé de la population humaine.

L'introduction et la propagation d'une espèce exotique envahissante est un problème important parce qu'elle comporte des répercussions écologiques, économiques, sanitaires et environnementales graves, incluant la perte de biodiversité indigène. L'ampleur de ces répercussions dépend de l'origine de l'organisme introduit et de l'emplacement du point de rejet.

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