Transports Canada se joint aux efforts internationaux visant à lutter contre la pollution marine

Alan Knight et Diane Kettle, respectivement de Transports Canada et d’Environnement et Changement climatique Canada, inspectent un navire dans le cadre d'une opération de lutte contre la pollution marine menée par INTERPOL.

Pendant qu’un avion de surveillance de Transports Canada fendait le ciel nocturne tous feux éteints, l’équipage se préparait à exécuter une mission spéciale.

L’opération, au nom de code 30 Days at Sea (30 jours en mer), était simple : se joindre aux forces internationales dans le cadre de la toute première action mondiale visant à lutter contre la pollution marine. Transports Canada et Environnement et Changement climatique Canada étaient fiers d’être partenaires d’INTERPOL et de 276 organismes d’application de la loi et organismes environnementaux provenant de 58 pays.

Deux avions du Programme national de surveillance aérienne de Transports Canada ont volé de nuit le long de la côte Est pendant les deux premières semaines d’octobre et le long de la côte Ouest les deux autres semaines du mois. Ils cherchaient quelque chose qui nuit à notre planète et à ses habitants : la pollution par les navires de passage.

Les navires n’avaient probablement aucune idée qu’ils étaient surveillés par technologie infrarouge alors que nos avions volaient en silence quelque 5 000 pieds au-dessus de leur tête. Deux agents de surveillance à bord surveillaient les capteurs pour détecter la pollution par les hydrocarbures et les rejets de déchets illégaux.

Pendant cette opération internationale, les avions de Transports Canada ont accumulé près de 100 heures de vol au-dessus de 640 navires. Plus de 20 000 navires ont aussi été surveillés au moyen du système d’identification automatique de l’avion. En qualité de responsable en matière de prévention de la pollution dans les eaux canadiennes, Transports Canada surveille très attentivement les navires dans le cadre de son Programme national de surveillance aérienne.

Avant que l’équipage ne prenne son envol pour la surveillance de nuit, il a obtenu l’autorisation de voler dans un espace aérien contrôlé ainsi qu’une exemption pour pouvoir voler tous feux éteints. Pendant la séance d’information avant l’opération, l’équipage a marqué certains navires et a préparé un plan de vol en fonction de la météo et des zones où circulent le plus grand nombre de navires.

Alors que nos avions patrouillaient les océans à la recherche de pollueurs, nos inspecteurs de la sécurité maritime et des agents d’Environnement et Changement climatique Canada inspectaient conjointement les navires, en plus de leurs activités habituelles.

Les inspecteurs de la sécurité maritime utilisaient les renseignements fournis par les vols du Programme national de surveillance aérienne pour choisir les navires à inspecter pendant l’opération.

Ces inspections, d’une durée de plusieurs heures, mettaient l’accent sur les hydrocarbures, les eaux usées et les déchets. Des ingénieurs mettaient également à l’essai l’équipement à bord pour s’assurer qu’il fonctionnait convenablement, et posaient des questions à l’équipage sur les procédures d’exploitation et les procédures d’urgence. L’information issue de ces inspections et de ces survols est compilée et pourrait donner lieu à des enquêtes futures.

Une réglementation efficace en matière de prévention de la pollution protège les voies navigables du Canada grâce à la vigilance de nos inspecteurs, de nos agents et de nos équipages. Nous sommes fiers de notre régime rigoureux, qui permet de garder nos voies navigables propres et durables pour les années à venir.

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