Transports Canada met à l’essai une technologie de drone innovatrice pour protéger les baleines noires de l’Atlantique Nord dans le golfe du Saint-Laurent

De Transports Canada

Photo 1 : L’honorable Marc Garneau, ministre des Transports, l’honorable Diane Lebouthillier, ministre du Revenu national, et les experts de Transports Canada, de Pêches et Océans Canada, et de l’université de l’Alaska de Fairbanks se tiennent près d’un drone Sea Hunter. De gauche à droite : Marty Rogers, Transports Canada; Greg Foscue, université de l’Alaska de Fairbanks; Fernando Mojica, Transports Canada; la ministre du Revenu national Diane Lebouthillier; le ministre des Transports Marc Garneau; Mike Hammill, Ph. D., Pêches et Océans Canada; Phil Tran, Planck Aero, Matthew Hardy, Pêches et Océans Canada; Rachel Brien-Lavergne, Pêches et Océans Canada.

Dans le cadre du Plan de protection des océans de 1,5 milliard de dollars, Transports Canada prend des mesures pour assurer la protection et aider au rétablissement des baleines noires de l’Atlantique Nord. Transports Canada a non seulement mis en œuvre des limitations de vitesse dans le golfe du Saint-Laurent pour aider à prévenir les collisions avec des navires, mais il fait aussi l’essai d’une nouvelle technologie de drone pour assurer la surveillance de cette espèce emblématique.

Même si certains de nos experts mettent au point une nouvelle réglementation concernant les systèmes d’aéronefs télépilotés, aussi appelés drones, une équipe d’employés de la Direction générale des services des aéronefs de Transports Canada fait l’essai de drones dans des conditions réelles. Elle utilise des postes de télépilotage et fait voler des drones au-delà du champ de vision du pilote afin de trouver et de suivre les baleines noires de l’Atlantique Nord dans le golfe du Saint-Laurent.

Explorer les eaux entourant l’île d’Anticosti

En août 2018, des experts de Transports Canada, de Pêches et Océans Canada, de l’entreprise Arctic UAV d’Iqaluit et de l’université de l’Alaska de Fairbanks ont mené à bien une mission de drone de trois semaines à Gaspé, au Québec.

En utilisant un drone Sea Hunter volant à une altitude pouvant aller jusqu’à 4 000 pieds, l’équipe a parcouru plus de 5 500 kilomètres (2 970 milles marins) autour de l’île d’Anticosti. Elle a recueilli des données et capté des images en utilisant les caméras et les capteurs embarqués du drone.

Des experts de Transports Canada ont supervisé les essais et ont offert un soutien technique au sol. À l’aéroport Michel-Pouliot de Gaspé, des experts en baleines de Pêches et Océans Canada ont étudié les données et les images. Ils voulaient déterminer si des baleines étaient présentes dans les routes maritimes achalandées entre Gaspé et l’île d’Anticosti, que la mer soit calme ou agitée et le temps clair ou orageux.

Étudier les données et les images

Nous utilisons les résultats de ces essais pour nous aider à découvrir de nouveaux moyens de trouver et de suivre les baleines noires de l’Atlantique Nord et de mieux les protéger contre les navires et les filets de pêche.

Fernando Mojica, directeur du Programme des drones, est satisfait du résultat de cette dernière mission. Il est impatient de travailler avec ces partenaires dans le cadre d’autres missions à venir, en particulier les missions qui améliorent les capacités de vol au-delà du champ de vision au Canada.

Sea Hunter drone

Photo 2 : Drone Sea Hunter.

« Transports Canada continuera d’étudier les nouvelles possibilités de déploiement sécuritaire de systèmes d’aéronefs télépilotés innovateurs. Nous travaillons avec un vaste éventail d’intervenants, entre autres des organismes internationaux, des organismes de normalisation, des universités et l’industrie, afin de faire avancer les travaux sur les drones par la recherche, le développement et les essais. »

Regarder vers l’avenir

Il s’agissait de la deuxième mission réussie de Transports Canada réalisée de concert avec Pêches et Océans Canada. En mars 2016, le Ministère a mis à l’essai l’utilisation de drones pour les opérations de déglaçage au large des côtes de Terre-Neuve-et-Labrador. Avec quatre missions achevées, dont deux au Centre d’excellence sur les drones d’Alma, au Québec, l’équipe explore de nouvelles façons d’utiliser les drones pour un jour être en mesure de détecter les déversements d’hydrocarbures, de surveiller les glaces et les habitats marins et de surveiller les activités maritimes.

Date de modification: